BIOGRAPHIE : BREACH OF TRUST

Le groupe Breach of Trust est composé de quatre musiciens de descendance autochtone : le chanteur et guitariste, Marty Ballantine, d’origine finlandaise et cree, à la guitare et au chant, Colin Cheechoo, de la nation Objiway Cree, à la batterie, Bill Aubut, d’origine cherokee et irlandaise et à la basse et au chant, Zane Kryzanowsky, d’origine métisse. Acclamé à La Ronge, en Saskatechewan, leur province natale, le groupe fut formé en 1994 pour porter la voix de ses membres – un cercle de pensée où les auditeurs peuvent entrer, guidés par ceux-ci pour sonder leur regard bien à eux sur la vie et sur ce qui les entoure. Ils avoueraient volontiers que leur musique a reçu l’influence de musiciens et de groupes tels que Iggy Pop, Sepultura, Red Hot Chili Peppers, Tom Waits et Pink Floyd.

Leur album démo « Dead Issue EP », fut lancé en 1995 dans le circuit autochtone, avec un vidéo pour la chanson « Family » produit en 1996 qui jouait sur les ondes à Much Music. Après une période passée à faire des tournées, vendre des albums, à se faire des amis, le groupe retourne dans leur maison au Nord pour se préparer à réaliser ce qui serait la prochaine étape logique, un plein album mixé et enregistré avec le meilleur équipement de l’Amérique du Nord. À ce moment précis, le groupe avait besoin d’un plus gros budget pour réaliser leur rêve et d’un gérant pour prendre en main leurs affaires. Leur premier vrai album « Songs for Dying Nations » change le murmure du groupe en un cri où leur voix est porté par leurs passions qui invite chacun à sonder leurs idées en entrant dans leur cercle d’échange. En entrant, vous sonderez en écoutant leurs chansons tout le déracinement et la perte de leur identité culturelle perçue au travers des nations autochtones décimées par les colonialistes, les guerres et les maladies, endoctrinées par un clergé qui les oblige à abandonner leurs langues et leurs croyances. Voilà un survol de l’héritage transmis à ces jeunes issus de Nations qui n’ont pu vivre leur culture au grand jour et qui ont senti le mépris et même l’envie de leurs « frères blancs ».

Ces jeunes ont su malgré tout gardé une dignité et une philosophie que l’on retrouve dans les paroles de « So Civilized » et de « Who I am » de leur album « Songs for Dying Nations ». S’engageant dans la recherche de leurs racines culturelles, ils partagent quand même des réalités communes aux jeunes de la planète comme dans les pièces « Bring me down », « Empty » et « A lesson in futility ». Sur cet album, ils nous présentent également des chansons faisant allusions aux traditions autochtones, telles que le rituel de prière, communes à toutes les nations comme sur la pièce « An Offerring ». Ils touchent aussi à des aspects chers à l’« idéo-logique » autochtone tels que l’utilisation des rêves à la découverte de soi, la notion de guide par les aînés et les ancêtres ainsi que la présence d’esprits.

Pour en connaître davantage, visitez leur site internet au : www.breachoftrust.com et bonne découverte !

DISCOGRAPHIE : BREACH OF TRUST

DISQUES COMPACTS - CD
1995 Dead Issue EP (démo)
2000 Songs for Dying Nations

VIDÉOS
1996 Family
2001 Disease

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